Publicité Gaussian Splat avec 150 caméras pour Good Food : Propulsé par Xangle
3 juin 2025
Plus tôt cette année, The Electric Lens Company (ELC) et The Splice Boys ont de nouveau uni leurs forces, cette fois pour une campagne publicitaire avec The Producers pour The Good Food Guide. The project built upon years of technical R&D and a shared passion for pushing boundaries in visual storytelling, especially through emerging formats like 3D Gaussian Splatting (3DGS).
Au cœur du projet se trouve l'exploration de ce que ELC appelle une Photographie Volumétrique, une scène dynamique capturée sous forme d'un ensemble de données 3D navigable, rendue avec un réalisme photographique sous n'importe quel angle. C'est l'évolution de la photogrammétrie, offrant plus que de simples géométries et textures : elle recrée la sensation spéculaire et réelle de la lumière rebondissant sur les objets. Le feu, les gouttelettes de sauce, la fumée, des éléments qui disparaissaient autrefois dans les reconstructions plates, restent désormais vivants dans l'espace 3D.
Le cœur de la capture était un dispositif de 150 caméras assemblé par The Splice Boys. Contrairement aux configurations traditionnelles à objectif unique, ce dispositif ne se concentre pas sur une seule image. Il capture un volume entier de données lumineuses sous des dizaines d'angles à la fois, ce qui est essentiel pour les flux de travail 3DGS. L'installation a été conçue pour être flexible, se déplaçant sur plusieurs lieux de tournage, couvrant souvent un champ de 120 à 140 degrés.
Pour contrôler cette configuration complexe, The Splice Boys ont utilisé Xangle Camera Server. Le logiciel a permis le contrôle des caméras déclenchées par USB, la synchronisation des paramètres et des téléchargements par lots simplifiés sur l'ensemble du dispositif. Il a également fourni une interface claire pour l'examen de l'ensemble de données et l'organisation des images, assurant un transfert efficace vers la post-production.
La post-production était tout sauf standard. Les images RAW ont été développées avec un soin extrême, contournant les limitations courantes de Lightroom grâce à des flux de travail personnalisés qui préservaient la plage dynamique en PNGs Rec2020 PQ. L'alignement dans Reality Capture a suivi, puis l'entraînement du modèle 3DGS dans PostShot. L'équipe a utilisé des méthodes novatrices pour recadrer, superposer et même composer différents "splats" en scènes unifiées. Par exemple, la suppression d'éléments structurels d'une scène a révélé des personnages derrière, tandis que le feu d'une autre prise a été ajouté de manière transparente à l'image finale.
Le résultat : un récit immersif en haute résolution capturant la scène telle qu'elle était ! Ce fut une réussite technique et une étape créative, signalant le potentiel de la capture volumétrique non seulement pour les courts métrages expérimentaux ou les installations de musée, mais aussi pour le contenu commercial grand public.